vendredi 9 mars 2018

Les Arbres millénaires de Nouvelle-Zélande

Kauri Museum

5 Church Road, RD 1
Matakohe 0593
Northland, New Zealand



Ce Musée de Nouvelle-Zélande est consacré à un arbre : le Le Kaori ou "Kauri" de son nom MāoriCe conifère fascinant se retrouve au sud du 38ème parallèle sud en Nouvelle-Zélande. Bien qu'il ne soit pas celui qui pousse le plus haut, il est celui qui possède la plus grande masse, le plus imposant de tous. Il atteint sa maturité à l'âge vénérable de 800 ans. De la famille des pins il était très abondant au nord de l'île nord jusqu'à l'arrivée des Européens (1642). Près de 90% des forêts de Kaori qui s'étaient implantées plus de 1000 ans avant notre ère ont été éliminées dès les années 1900. 

L'exploitation intensive de cette ressource à signé son arrêt de mort. En moins de 260 ans les colonisateur de la Nouvelle-Zélande, Aotearoa.


Jeune spécimen de 860 ans. Gardez en tête que l'histoire de cet arbre est plus vieille
que celle de la civilisation Maori sur Aoteaora (Nouvelle-Zélande)

Le même arbre que sur la photo ci-haut, vue de côté.

Le bois de ce géant fut utilisé pour absolument tout. Comme les jeunes spécimens poussent très droit et que le grain est régulier, ceux-ci  étaient récoltés pour faire les mâts de grands voiliers. Avec les gros on faisait des meubles, des planchers, des structures de maison, de ponts, des barils, enfin tout ce qui peut être fabriqué en bois. 

Ils ont retrouvé des arbres ensevelis dans des marécages (swamp kauri) dont la datation au carbone 14 révèle que certains spécimens étaient tombés dans ces marécages il y a plus de 50 000 ans. Ce qui est étonnant, c'est que le bois de ces arbres est encore utilisable pour la fabrication de meuble. Son séjour dans le marécage donne au grain du bois de riches teintes de brun foncé accentué de vert. Le bois n'a jamais pétrifié, il s'est conservé comme matière ligneuse pendant des dizaines de milliers d'années.  

Au "Kauri Museum" il y a une section d'un arbre provenant d'un individu qui était vivant il y a 30 millions d'années. Il n'est pas pétrifié, c'est encore du bois!

Meuble de style "Anglais" en bois de Kaori, circa 1850

Sculpture de "gum" représentant un chef Māori

Ce grand conifère produit une sève résineuse que les Néo-Zélandais appellent "gum". Il s'agît en fait d'une forme d'ambre. Les colons européens trouvèrent plusieurs usages à cette résine, ils s'en servaient entre autre dans la fabrication de vernis de très haute qualité. Cette "gum" à aussi été utilisée dans les peintures, les revêtements de sol en linoléum, les matériaux de moulage pour prothèses, les produits pétroliers d'essai, les cires à cacheter, les bougies, les colles marines et les allumes-feu.




Étalage de morceau de "gum" 
On arrive dans le "Volunteers Hall" où l'on découvre une immense tranche d'arbre coupée sur la longueur... On se sent tout petit.

The Volunteers Hall features the world’s largest kauri slab – measuring a huge 22.5 metres long!
credit for this photo : https://www.kau.nz/collections/galleries/


Dimensions de quelques Kaoris répertoriés

Sur cette photo, on nous montre les dimensions de quelques-uns des Kaoris catalogués de l'arrivée des Européens à ce jour. 


Il reste quelques gros arbres, mais beaucoup plus petits que ceux qu'ont vus les premiers Européens qui arrivèrent en Nouvelle-Zélande. 


Il reste encore un énorme spécimen, vieux d'environ 2000 ans, il est situé à deux minutes de marche de l'autoroute 12 dans la forêt de Waipoua sur la côte. Les Māori l'ont nommé "Lord of the forest", le Seigneur de la forêt (voir étoile jaune sur photo des dimensions). Il mesure 4.38 m de diamètre et 13.77 m de circonférence. Mais c'est un "junior" à comparer aux sujets que les premiers Européens trouvèrent sur le territoire. 


Représenté par le premier cercle,
le plus grand sur la photo des dimensions

Deuxième plus gros spécimen répertorié
Nous étions à des millier de kilomètres de chez-nous et pourtant nous avons été accueilli par une québécoise en arrivant. Elle habite la Nouvelle-Zélande depuis plusieurs années mais retourne régulièrement chez-elle pour voir la famille. Y-a pas à dire, on a beau être à l'autre bout du monde, on se sent chez-nous.

Nous sommes restés moins de deux heures au Musée. J'y serais resté toute une journée. Le temps nous a manqué, nous n'avons pas pu visiter toutes les salles. Dans l'une d'elles, immense, ils ont reconstruit une maison complète. Une autre est consacrée à la machinerie utilisée à cette époque, on y trouve même une locomotive à vapeur. D'autres encore sont consacrées à la reconstitution de la vie quotidienne des pionniers . En passant à travers de la boutique pour sortir, j'y aurais surement laissé quelques dollars, avoir eu le temps de flâner. Mais nous avions rendez-vous pour le lunch.

Ce Musée est un endroit fascinant ou tout le monde y trouve son compte avec plusieurs salles différentes ayant toutes des thèmes liés, de près ou de loin à l'arbre. Le jour ou je retourne en Nouvelle-Zélande, je ne manquerai pas d'y retourner.

vendredi 9 février 2018

Parc Régional de Tāwharanui


Tāwharanui Regional Park (lire: Tafanoui)

Un parc régional, une ancienne ferme rachetée par le gouvernement néo-zélandais afin de protéger la faune et la flore qui s’y trouvent. Il y a encore des animaux de ferme, des vaches et des moutons, mais l'exploitation est réduite au minimum. Ils souhaitent conserver une partie de la tradition rurale afin que les nouvelles générations de jeunes kiwis qui habitent la ville aient une idée des pratiques agraires de leurs ancêtres. On parle ici, bien entendu des descendants des Européens arrivés au XVIIIe siècle.

Le parc abrite une dizaine d'oiseaux endémiques à la Nouvelle-Zélande et plus de vingt-cinq espèces originaires du pays. Pour protéger cette faune aviaire, les autorités ont dû prendre les grands moyens. Ils ont érigé des barrières contre les envahisseurs tout autour du parc. Il faut préciser qu'en Nouvelle-Zélande, il n'y avait à l'origine que deux mammifères, deux types de chauves-souris. Les Māoris ont apporté avec eux le chien polynésien (entre l'an 1050 et 1200) et les Européens ont introduits des vaches, des chèvres, des moutons, des belettes et des furets qu'ils appellent "stoats", des chats, des rats, des hérissons et des marsupiaux dont l'opossum qui font des ravages.
Plusieurs des oiseaux de Nouvelle-Zélande n'ont même pas la capacité de voler et ils font leur nid au sol, dont l'oiseau emblématique, le kiwi (https://en.wikipedia.org/wiki/Kiwi). Avant l'introduction de tous ces mammifères, ils n'avaient aucun prédateur. L'arrivée de ces nouvelles bestioles leur donna du fils à retordre. Il y avait même, avant l'arrivée des Européens une variété d'oiseaux appelés "moa", (bien plus grand qu'une autruche) maintenant disparue... ce sont les Européens qui les on chassés jusqu'à extinction. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez aller voir ce lien : https://en.wikipedia.org/wiki/Moa.
Assez de "placotage", voici quelques photos de ce fameux parc régional de Tāwharanui.














samedi 3 février 2018

Jour de Fête à Auckland

Le 29 janvier 2018

Illumination du pont d'Auckland, NZ

Le 29 janvier 2018 était le jour de l'anniversaire de Auckland en Nouvelle Zélande. Pour l'occasion, "Vector", leur compagnie d'électricité, a préparé tout un spectacle. Le pont a été recouvert le lumières LED et, à la nuit tombée, nous avons eu droit à un "light show". Les néo-zélandais de la région furent charmés. Le spectacle fut repris trois nuit d'affilées et le pont sera illuminé tous les soirs....

Nous avions une vue privilégiée du spectacle, assis confortablement sur la terrasse de la maison de nos amis G&H.

Sans vouloir être mauvaise langue, je doit dire qu'en tant que montréalaise, ça ne m'a pas épaté tant que ça! Il faut dire que Moment Factory ont fait un bien meilleur job avec illumination du pont Jacques-Cartier à Montréal. Mais, il reste que ce fut une belle soirée. Voici quelques un des tableaux présentés....








Photos ...

 À la ferme ... et aux alentours


Arbre solitaire au milieu de la prairie. 

















Remarquez la repousse en bas.

Cachés parmi les racines d'un vieil arbre


kānuka, maleuca à fleurs blanches


Mon ami le pukeko et moi


Pukeko




Le "Sealegs" une invention Néo-Zélandaise : bateau avec roue intégrées


Formation rocheuse à la plage "Buckleton Beach"

Formation rocheuse à la plage "Buckleton Beach"

jeudi 1 février 2018

 Vacances 2018

Nouvelle Zélande

J'adore les décorations sur les avions de Fiji Airways
Nous sommes partis le 24 janvier pour un voyage de quatre semaines : dix jours en Nouvelle Zélande et le reste dans les Îles Fidji.
Premier vol : Montréal - Los Angeles (Air Canada).
Durée : 6h10
Deuxième vol : Los Angeles - Nadi, Fidji (Fiji Airways)
Durée : 10h30
Troisième vol : Nadi, Fidji - Auckland, NZ (Fiji Airways)
Durée : 3h10
Ce sont ici les temps minimums officiels... ça ne tient pas compte du temps d'attente dans les aéroports. On parle d'un temps en transit d'environ 26 heures.
Un phénomène très intéressant, quand on voyage vers cette partie du globe est que l'on traverse la ligne de date. Nous sommes parti de la maison (à Montréal) le 24 vers 13:00 et sommes arrivés à Auckland le 26 vers midi. Nous avons perdu le 25 quelque part au dessus du Pacifique un peu avant d'arriver à Fidji.


Un peu de géographie!

La Nouvelle Zélande, en  māori  Aotearoa, est un pays d'Océanie situé dans le sud-ouest de l'océan Pacifique à environ 2000 km de l'Australie. Formé de deux grande Îles (Nord et Sud) et de nombreuses beaucoup plus petites, il s'agit d'un des derniers territoire découvert par l'Homme. Les Māoris, premiers habitants des Îles y sont arrivées entre 1050 et 1300. Les premiers Européens y sont débarqués en 1642.
Pour plus d'information visité Wikipédia


La capitale du pays est Wellington, au sud de l'Île Nord et la plus grande ville est Auckland située au nord de l'Île Nord où se trouve l'aéroport internationale.
Nos amis G&H ont une maison en banlieue d'Auckland sur la baie du même mon. 
En octobre 2016, la population du pays est estimée à 4 725 487 personnes.
Côté toponymie, la grande majorité des noms de villes et villages sont d'origine māori. Plein de sonorités très exotiques à mon oreille de montréalaise. 







Dès notre arrivée nous prenons la direction de Matakana au nord d'Auckland pour se rendre à la maison de ferme.

Nos amis sont aussi propriétaires d'une ferme de 300 hectares sur la péninsule de Tawharanui, c'est là que nous passons la majeure partie de nos vacances néo-zélandaises.

(le "wh" se prononce comme "f").

Quelques photos prisent du haut de la pointe de la péninsule

Baie de Kawau
Baie de Wanns
Snells Beach, embouchure de la rivière Matakana



samedi 1 avril 2017





Pêche "in shore" al frente de Parrita, CR
Mon expédition de pêche près de la côte, samedi le 4 février 2017














6h00 du matin, nous sommes à la Sirène. Notre guide s'appel Dan Gibson. Il organise des excursions de pêche près de la côte et en haute mer depuis plusieurs années. Je le connais pour avoir été sa voisine en vacances! 
Nous sommes partis à 5:30 de Esterillos Este. Dans l'ordre habituel : Jean-Sébastien, Camil, Michel. À l'arrière, c'est Miner, notre capitaine, propriétaire du bateau et moi en avant!




Nous étions six dans l'embarcation. Nous quatre, le guide et le capitaine. Dan, notre guide, nous fourni tout l'équipement. Cannes, moulinets, fils, hameçons, leurres... il ne nous reste qu'à prendre du poisson.





C'est Jean-Sébastien qui prend les deux premiers...
Mon tour arrive. J'en prendrai cinq au total. J-B en a eu six ou sept tandis que Michel en sort deux. Camil, le pauvre c'est fait prendre une bouchée de son leurre!


Nous avons sorti trois petits poissons de la famille du thon. Deux sur trois furent graciés. Le dernier, est devenu chair à appâts. Notre capitaine avait oublié son ancre. Comme nous ne pouvions pas nous ancrer pour rester au dessus du haut fond, cette technique n'a pas été profitable... personne n'a rien pris. 
C'est à la "troll" ou à la traîne que nous avons eu du succès.


Nous avons sorti trois petits poissons de la famille du thon. Deux sur trois furent graciés. Le dernier, est devenu chair à appâts. Notre capitaine avait oublié son ancre. Comme nous ne pouvions pas nous ancrer pour rester au dessus du haut fond, cette technique n'a pas été profitable... personne n'a rien pris. 
C'est à la "troll" ou à la traîne que nous avons eu du succès.

Maquereau espagnol, chub mackerel, makarela (estornino o tonino)

Juste avant de retourner sur la plage, le capitaine vide les poissons. Il lance les entrailles dans les airs.  Les albatros sortent de nul part. Ils font des prouesses aériennes pour leur pitance. Dès le dernier morceau lancé, ils se sont en allés.



Une fois de retour au bercail, il nous restait à fileter les poissons. Michel et moi nous sommes mis à l'oeuvre. S'il y avait eu un concours, c'est moi qui aurais gagné! ;)

Notre activité attira une troupe de vautours, les nettoyeurs de la plage. Un dicton local nous enseigne que, "ce qui vient de la mer retourne à la mer". Nous avons donc redonné à l'océan les carcasses de nos poissons. Celles que la vague ramena sur la plage firent le bonheur des grands oiseaux noirs. 

Jacques et les vautours ...
Urubu noir, black vulture, zopilote negro
Jacques le chasseur de vautours


Ce soir là, tous les pensionnaires de notre lodge se sont régalés de poissons frais, y compris les vautours. ;) 
¡Pura Vida!